Tiens, un ovni !

Depuis 2005, j’ai écrit plusieurs OVNI. Comprenez : des livres différents, qui n’entrent dans aucune case, ni vraiment album, ni vraiment livre documentaire, ni vraiment roman. Il y a eu la trilogie Toutes les réponses aux questions que vous ne vous êtes jamais posées, le livre de madeleines Quand j’étais petit ou, plus près de nous, L’Art de 0 à l’infini.

Tous ces ouvrages ont été initiés ou soutenus par le merveilleux éditeur Didier Baraud.

Et c’est Didier qui, mi-2017, m’a proposé d’écrire un livre improbable pour La Martinière Jeunesse, sur une idée de l’illustrateur Léonard Dupond. Le sujet : l’éternité et l’immortalité. Ma première réaction a sans doute été la même que la vôtre : “Euh… l’immortalité… pour des collégiens et des lycéens… Tu es sûr ?… Tu ne penses pas qu’un livre sur les requins, les vampires ou les extraterrestres serait plus vendeur ?”

Je me suis laissé convaincre et, maintenant que j’ai fini d’écrire ce livre, je dois avouer que c’était une excellente idée : j’y parle du temps qui passe, de la disparition des espèces, du clonage, de la vie après la mort, des momies égyptiennes, de la réincarnation, de Gilgamesh et de Dorian Gray, des cellules souches, du transhumanisme, de Jeanne Calment, de cryogénie…

Comme quoi, c’est lorsqu’on sort des sentiers battus qu’on fait les plus belles découvertes !

Le livre, qui s’intitulera Eternité, demain tous immortels ?, paraîtra en octobre 2018. Je vous en reparlerai alors.

Un prix pour le Village !

Le 16 mai, 112 classes de CM1, CM2 et 6e du département de la Loire ont décerné au Village aux mille roses le prix “PEP42 – ASSE Cœur vert“. Organisé par l’Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public de la Loire en partenariat avec l’association ASSE Cœur Vert, l’objectif de ce prix est d’être un support pédagogique et éducatif pour les enseignants. Il s’inscrit dans le projet national de lutte contre l’illettrisme et dans le cadre des programmes de l’Éducation Nationale. Il doit aider à développer le goût de la lecture chez les jeunes et amener à l’échange.

En juin, je me rendrai dans la Loire, à la rencontre de quelques-unes des classes qui ont participé au prix. Je m’en réjouis d’avance !

Les codes secrets décryptés

Pour que les codes secrets n’aient plus de secrets pour vous, voici ce qu’il vous faut :

Ce livre illustré par Thomas Tessier est destiné aux enfants (à partir de 8 ans), mais, comme tous les livres que j’écris, il intéressera également les plus grands. Il raconte l’histoire des codes secrets, depuis les tout premiers inventés dans l’Antiquité jusqu’à ceux qui chiffrent aujourd’hui les messages que l’on envoie sur internet.

Si vous voulez savoir ce qui est écrit ci-dessous, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

 

 

 

Le Village aux Incos !

Une excellente nouvelle !

Le Village aux mille roses, le petit conte que j’ai écrit après les attentats du 13 novembre 2015, fait partie de la sélection du 30e prix des Incorruptibles, dans la catégorie CE2/CM1.

J’en suis très fier, car c’est ma première sélection pour ce prix, le plus important récompensant des livres pour la jeunesse. En 2017, près de 413 000 lecteurs, de la maternelle au lycée, y ont participé.

PS : après avoir appris ma sélection, j’ai envisagé d’ouvrir une bouteille de champagne. Lorsque j’ai appris qu’à l’occasion du prix le livre serait réimprimé à 1 700 exemplaires, et que pour ces 1 700 exemplaires je toucherais comme droits d’auteur la somme de 85,67 € brut (soit 77,65 € net), je me suis rabattu sur une cannette de Perrier…

 

La vie rêvée d’auteur

La vie d’auteur n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est bien sûr parsemée de petits plaisirs – les moments où un texte commence à prendre forme, la parution de l’ouvrage,  la rencontre avec les lecteurs… -, mais elle est aussi remplie d’embûches et de déconvenues, dont le grand public n’a souvent pas connaissance.

Pour permettre aux lecteurs de découvrir l’envers du décor, la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, qui est une sorte de guilde défendant nos droits, a produit trois petites vidéos. Elles sont aussi amusantes qu’édifiantes…

Bon visionnage !

 

C’est Mars en septembre

Quand j’étais jeune, je lisais beaucoup de “Romans dont vous êtes le héros”. Vous savez, ces romans interactifs dans lesquels, à la fin de chaque page, le lecteur est invité à faire un choix : “Si tu décides d’écouter Zorg, poursuis en page 25. Si tu te méfies de ce drôle d’elfe et préfères continuer ton chemin, va en 129”. Dans un même livre, plusieurs histoires se déploient donc en parallèle, en fonction des choix du lecteur.

Les éditions Fleurus ont adapté le concept au livre documentaire. L’histoire racontée n’est plus une fiction, mais un prétexte à apprendre des informations sur un sujet réel tout en vivant des aventures.

Les deux premiers opus des “Docu dont tu es le héros” ont pour titre Mission Pompéi et Mission Mars.

Je suis l’auteur du second. L’histoire se déroule dans les années 2030, lors d’une mission habitée vers Mars. Bien sûr, rien ne se passe pas comme prévu et les choix du lecteur/astronaute vont permettre de sauver la mission. Ou pas.

Si tu es intéressé par ce livre, dépêche-toi de cliquer ici pour en savoir plus.

Si tu veux voir à quoi ça ressemble pour de vrai, c’est ici qu’il faut aller.

Enfin, si tu préfères en savoir plus sur l’elfe Zorg, reviens sur ce site dans deux ans, le temps que j’écrive un livre sur le sujet…

Triste journée pour Nelly Martyl

Dans le prolongement de l’action humaniste et humanitaire qu’elle avait entamée pendant la Première Guerre mondiale, Nelly Martyl a créé en 1929 la Fondation Nelly Martyl. Ce dispensaire, construit au 129 rue de Belleville, sur un terrain appartenant à la Mairie de Paris, avait pour objectif d’offrir une aide médicale gratuite aux nécessiteux du quartier.

Voici Nelly devant sa fondation, le jour de l’inauguration :

Bien plus tard, la Mairie de Paris a installé dans les locaux de la Fondation une crèche municipale. En 2015, lorsque j’ai commencé à travailler sur La Fée de Verdun, le bâtiment était menacé de destruction, pour permettre la construction d’une nouvelle crèche et l’agrandissement du Monoprix voisin. J’en ai d’ailleurs fait le point de départ de mon livre.

Voici à quoi il ressemblait à ce moment-là, avec l’inscription “FONDATION NELLY MARTYL” bien visible sous le fronton.

Devant le projet de destruction de la Fondation, qui fait partie de la mémoire du quartier, plusieurs associations se sont mobilisées pour tenter de la sauver. Sandrine Degeorges a ainsi écrit à de nombreuses reprises à la Mairie et a même obtenu qu’une plaque commémorative soit apposée sur le bâtiment. La cérémonie, prévue pour le 21 janvier 2017, a été annulée au dernier moment. Pourquoi ?

Pour la raison suivante :

Le 27 avril 2017, les bulldozers ont rasé la Fondation.

Le temps et la Mairie de Paris ont fait leur triste ouvrage.

Une nouvelle trace de l’œuvre de Nelly Martyl vient de disparaître…

J’en suis très triste.

Heureusement, si certaines traces disparaissent, d’autres apparaissent. Pour en découvrir quelques-unes, c’est ici !

Deauville

La Fée de Verdun était sélectionnée pour le Prix des Ados, organisé par le Festival Livres & Musiques de Deauville. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le vendredi 7 avril. Et quelle cérémonie ! Cela s’est passé dans l’impressionnante salle qui accueille chaque année le Festival du film américain de Deauville : 1500 collégiens venus de toute la Normandie y avaient pris place, ainsi que le maire de Deauville et Michel-Edouard Leclerc, dont les centres commerciaux sponsorisent le prix. Chaque auteur de la sélection a eu droit à sa petite interview, suivie par un morceau de musique en lien avec son livre : du rock pour le roman Run Billie, du hip-hop pour Master, des chansons de Gainsbourg pour le roman graphique Gainsbourg et un air d’opéra pour la Fée de Verdun. Si vous voulez l’écouter (et m’écouter !), c’est ici…

Post scriptum : et c’est Run Billie, de Claire Loup, qui a eu le Prix des Ados. Bravo à elle !

 

Un nouveau prix pour la Fée de Verdun

Aujourd’hui, les Prix Réal ont été décernés dans le magnifique cadre de la cité scolaire Michelet de Vanves. Organisés par la librairie l’Ange Bleu de Périgny, ce prix couronnent “des romans de vie” ancrés dans notre monde. Plusieurs dizaines de collèges et de bibliothèques de toute la France y participent, ce qui représente plusieurs centaines de lecteurs. La Fée de Verdun a obtenu le prix dans la catégorie 11-14 ans, ex-aequo avec Comment j’ai écrit un livre sans m’en rendre compte d’Annet Huizing. Ce prix me réjouit beaucoup : après le prix Historia, décerné par un jury d’adultes, c’est cette fois un jeune lectorat qui a aimé la Fée de Verdun. La remise du prix a été l’occasion de découvrir les travaux des lecteurs, invités à réaliser des affiches, des critiques littéraires et des vidéos sur les livres de la sélection. Une très belle rencontre !

Pas d’âge pour apprendre…

En France, on a souvent tendance à penser que les auteurs sont des êtres inspirés : ils ne sont que l’intermédiaire entre quelque chose qui viendrait d’en-haut – l’inspiration – et la feuille de papier.

Certains auteurs fonctionnent sans doute ainsi : lorsqu’ils se sentent prêts, ils s’asseyent à leur table et écrivent trente pages d’un coup, puis, une fois la source tarie, arrêtent et attendent de nouvelles idées.

Ce n’est pas ainsi que je travaille. J’ai toujours eu besoin de donner à mes romans une structure, une colonne vertébrale très forte.

Et comme il n’est jamais trop tard pour apprendre, j’ai assisté la semaine dernière à une Masterclass passionnante de John Truby, un “script doctor” américain qui a travaillé sur plus de 1 800 scénarios. Son métier : lorsqu’une histoire est un peu bancale, les studios hollywoodien font appel à lui pour retravailler le scénario.

Pendant trois jours, John Truby nous a présenté les techniques qu’il utilise pour construire une intrigue. Il nous a ainsi donné à voir la trame qui sous-tend la majorité des films produits à Hollywood – de Sueurs Froides à American Beauty en passant par Le Parrain, La Liste de Schindler ou Iron Man.

Alors, bien sûr, les recettes qu’il nous a données sont très générales. Chaque scénariste doit les adapter, les déformer, les bidouiller pour construire une œuvre personnelle. Et, bien évidemment, il existe des œuvres inclassables, qui semblent ne répondre à aucune règle précise.

Mais, personnellement, j’ai trouvé la démonstration de John Truby remarquable. Et je vais essayer d’utiliser ses conseils pour construire les intrigues de mes prochaines histoires, imaginer des héros attachants et des rebondissements incroyables…

Un musicien apprend le solfège, un peintre apprend à dessiner, pourquoi un auteur n’apprendrait-il pas les techniques de base pour bien raconter une histoire ?