L’Evadé aux Incos 2027 !

Mon album L’Evadé de Belle-Île, illustré par Piero Macola et publié aux éditions des Eléphants, est sélectionné pour le 38e prix des Incorruptibles dans la catégorie 5e/4e.

Il y a deux ans, lorsque Te souviens-tu Marianne ? était sélectionné, je me suis rendu dans soixante classes en France et à l’étranger pour le présenter. J’ai adoré ces moments d’échange avec les élèves.

Si vous êtes enseignants, que vous avez des classes de 5e ou de 4e, que vous participez au prix cette année et que vous souhaitez m’accueillir dans votre classe, n’hésitez pas à me contacter ici ou via Adage (l’intervention peut être prise en charge par le PassCulture).

Lors d’une intervention, j’explique, à l’aide d’un PowerPoint, la genèse de l’ouvrage, les sources qui m’ont permis de l’écrire, la construction du texte et le travail de l’illustrateur. Je parle aussi du métier d’auteur, de mon parcours professionnel (ingénieur, puis journaliste, puis auteur pour la jeunesse), des différents genres de livres que j’ai écrits (romans, albums, bandes dessinées et documentaires) et je réponds à toutes les questions des élèves.

J’ai également mis sur ce site de nombreuses photographies d’époque qui montrent la vie à la colonie pénitentiaires. C’est à voir ici !

« 738 jours » sélectionné

Le roman graphique 738 jours, dont j’ai écrit le scénario, avec des illustrations de Paul Bona et une mise en couleurs de Muge Qi, est sélectionné pour le Prix du livre jeunesse écolo 2026, dans la catégorie Lecteurs en herbe. Plus de 1400 élèves de toute la France vont désormais lire les ouvrages de la sélection et choisir le lauréat. Le prix sera remis en octobre prochain lors du Festival du livre et de la presse d’écologie, organisateur du prix.

Ma première BD !

Le 19 septembre 2025 paraîtra ma première bande dessinée.

L’histoire : en 1997, en Californie du Nord, Julia Hill monte dans un séquoia qu’une compagnie forestière doit couper. Elle s’installe à 55 m de hauteur dans une cabane construite par des écologistes, et décide de rester là jusqu’à ce que les bûcherons acceptent d’épargner l’arbre. Combien de temps tiendra-t-elle ? La réponse est dans le titre : 738 jours !

Lorsque j’ai découvert cette histoire incroyable, j’ai tout de suite eu envie d’en faire un livre. J’ai proposé le sujet à Angèle Cambournac, du Seuil Jeunesse, qui m’a dit qu’elle lançait justement une collection de bandes dessinées sur des héros et des héroïnes de la vie de tous les jours. L’idée tombait donc à point nommé.

J’adore lire des roman graphiques, j’avais très envie d’écrire un scénario, mais je ne savais pas comment faire : qu’est-ce que le scénariste donne à l’illustrateur ? Doit-il dire le nombre de cases par page ? Ce qu’il y a dans chaque case ? La taille des cases et le cadrage ? Doit-il gribouiller un début de dessin ? Je n’en savais rien.

J’ai donc suivi une formation d’une semaine animée par le romancier et scénariste Arnaud Delalande. Et cela a été une révélation ! L’écriture d’un scénario de bande dessinée est très différente de celle d’un roman ou d’un album. Il faut penser au découpage de la planche, faire progresser l’action case par case, penser à ce que l’illustrateur dessinera pour éviter les redondances, être économe de ses mots… C’est une écriture très visuelle et j’ai adoré ça !

Le travail avec Paul Bona, l’illustrateur, et Muge Qi, la coloriste, a été une autre découverte. Ils se sont appropriés mon texte et, à la manière de musiciens qui interprètent une partition, ils lui ont donné vie.

Je suis très fier du résultat.

Ulysse en librairie

Après Quand les cochons voleront et Il va y avoir du sport, voici ma troisième collaboration avec l’illustratrice Laura Lion et la maison d’édition Sarbacane. Ulysse et les bolosses relate les aventures du mythique héros après la guerre de Troie, alors qu’il tente de rentrer chez lui à Ithaque. Toutes les étapes de l’Odyssée d’Homère sont là (le cyclope, les sirènes, Circé…), mais racontées avec humour et les inénarrables dessins de Laura. Yo !

L’ultime départ d’un héros

Jim Lovell est décédé le 7 août 2025 à l’âge de 97 ans. En 1970, il était le commandant de bord de la mission Apollo 13, troisième à décoller pour aller se poser sur la Lune. Mais, peu après le départ, l’explosion d’un réservoir d’oxygène avait transformé cette mission en angoissante opération sauvetage. « Houston, on a un problème ! », c’était lui. Un homme au courage, au sang-froid et à l’humilité hors norme ; l’étoffe d’un vrai héros.

Cet été, je lis !

Le ministère de l’Education nationale vient de lancer l’opération « Cet été, je lis« , pour encourager la lecture chez les écoliers pendant les grandes vacances. Parmi les quinze livres sélectionnés dans le cadre de cette opération se trouve Il va y avoir du sport, le documentaire que j’ai publié chez Sarbacane à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024. Alors, comme disent les petits personnages de Laura Lion, qui a si drôlement bien illustré le livre : « Youpiiii !!!!! »

Pourquoi j’écris ?

Il y a quelques semaines, dans un collège, on m’a posé la question « Pourquoi écrivez-vous ? » Au premier abord, j’ai trouvé la question un peu bizarre : « eh bien c’est évident, j’écris parce que… parce que… parce que quoi, en fait ? »

Il y a vingt-cinq ans, j’aurais sans doute répondu : pour le plaisir. Le plaisir de trouver le mot juste, d’inventer des histoires, de donner vie à des personnages. Un plaisir un peu égoïste…

Quinze ans plus tard, j’aurais ajouté : pour instruire en distrayant. J’ai toujours essayé, dans mes romans, mes albums et mes documentaires, d’expliquer le monde qui nous entoure d’une manière agréable et ludique, pour que le lecteur apprenne sans s’en apercevoir.

Aujourd’hui, j’ajouterais encore : j’écris pour résister. À une époque où la frontière entre informations et fake-news devient floue, où la haine des autres ne cesse de croître, où, sur les réseaux sociaux, conspirationnistes et révisionnistes tentent de nous faire avaler n’importe quoi, où la démocratie est menacée, j’essaie, avec mes petits moyens, de lutter contre l’obscurantisme, les injustices, les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, le climatoscepticisme, la désespérance… et montrer que l’humain est capable, malgré tout, de belles choses.

C’est pour cela que j’écris.

Le bagne de Belle-Île en photos

Comme je l’avais fait pour mes romans historiques Une fille en or et La Fée de Verdun, je viens de créer un dossier avec de nombreuses photographies de la maison d’éducation surveillée de Belle-Île-en-Mer, prises vers le studio Henri Manuel entre 1929 et 1931. Elle permettent de se faire une idée de la vie à la colonie pénitentiaire et de prolonger la lecture de l’album L’Evadé de Belle-Île.

C’est à découvrir ici !

L’Evadé de Belle-Île

Le 21 mars, c’est l’anniversaire de ma maman. Alors bon anniversaire maman ! 🎁🎉🍾🥂🎂

Mais cette année, c’est aussi la sortie de mon album L’Evadé de Belle-Île. Il raconte l’histoire de la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer, tristement surnommée le « bagne pour enfants ». De 1880 à 1977 (oui, vous avez bien lu, 1977 !), des délinquants, des criminels mais aussi de simples orphelins y ont été emprisonnés. Ils avaient entre 12 et 21 ans et les conditions de vie étaient effroyables. Le 27 août 1934, une mutinerie a éclaté et une cinquantaines d’enfants se sont évadés. L’album, illustré par Piero Macola et paru aux éditions des Eléphants, raconte l’histoire de l’un d’eux.

(désolé maman, j’ai un peu plombé l’ambiance avec mon histoire de bagne… 😕)

In memoriam

Je viens d’apprendre le décès de Renée Bornstein le 28 novembre 2024.

Née Renée Koenig en 1934, elle a grandi dans une famille juive de Strasbourg. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle a dix ans, ses parents la confient, avec sa grande sœur Hélène et son petit frère Joé, à un réseau de résistance qui accompagne les enfants juifs en Suisse, où ils sont en sécurité.

Le 31 mai 1944, à Annecy, la résistante juive allemande Marianne Cohn prend en charge le groupe de vingt-huit enfants dont fait partie Renée. Mais, à quelques centaines de mètres de la Suisse, le groupe est arrêté par des douaniers allemands et conduit à la prison de l’hôtel Pax, à Annemasse.

Tous les enfants seront sauvés grâce à l’intervention du maire d’Annemasse, Jean Deffaugt, mais Marianne Cohn et six autres résistants mourront massacrés par la Gestapo.

En 2021, alors que je faisais des recherches pour écrire un livre consacré à Marianne Cohn, j’ai eu la chance de pouvoir interroger longuement Renée Bornstein sur cette terrible journée du 31 mai 1944, sur le séjour à la prison du Pax, sur Marianne Cohn.

Je me suis nourri de ce témoignage pour écrire l’album Te Souviens-tu, Marianne?

A une époque où la frontière entre le vrai et le faux devient floue, où l’on croule sous les fakes news et où les témoignages authentiques sont remis en question par les révisionnistes et autres conspirationnistes, il me semble important de recueillir la parole des grands témoins de l’Histoire, tant que cela est possible.

Je suis heureux d’avoir pu le faire avec Mme Bornstein et je présente mes condoléances à sa famille.