Voyage intérieur

Fin mars 2020, au tout début du premier confinement, j’ai reçu un mail des éditions Milan. Une éditrice me proposait d’écrire un livre sur les phénomènes naturels extraordinaires : aurores boréales, tornades, montagnes arc-en-ciel de Chine, lacs roses, soleils triples, grotte aux cristaux géants…

Alors que, comme tout le monde, je n’avais pas le droit de m’éloigner à plus d’un kilomètre de mon appartement, la rédaction de ce livre documentaire a été pour moi une bouffée d’oxygène. Grâce à internet et à l’écriture, j’ai voyagé aux quatre coins du monde à la recherche des merveilles de la nature, sans masque ni contrainte.

L’ouvrage, magnifiquement illustré par Alex Asfour, paraîtra le 27 octobre 2021.

J’espère que le lecteur ressentira le même émerveillement en lisant le livre, que celui que j’ai ressenti en l’écrivant. Par les temps qui courent, on en a bien besoin !

Mise en images

Lorsque j’écris le texte d’un album, des images se forment dans ma tête.

L’illustrateur, en lisant le texte, a ensuite ses propres images, qu’il jette sur le papier. Elles sont toujours différentes des miennes, mais je suis rarement déçu.

En 2016, j’avais beaucoup aimé les illustrations de Romain Dumas pour le Village aux mille roses. Elles étaient sobres et laissaient la place à l’imagination du lecteur.

Depuis, plusieurs adaptations du Village ont été réalisées sur différents supports.

La dernière en date est le fruit du travail effectué par les élèves de la classe de CE2/CM1/CM2 de l’école Maurice Carême, à Chantrigné, sous la direction de leur maîtresse Madame Chopin.

La vidéo est visible ici.

Bravo aux enfants et aux encadrants pour ce travail remarquable !

Sélection

podium-baby-foot - Babyfoot Vintage

Les sportifs et les livres ont cela en commun : avant les grandes compétitions, il y a les sélections.

Pour les athlètes de haut niveau, il y a par exemple les sélections pour les Jeux olympiques : en fonction de la discipline, ils ont des minima à atteindre ou des compétitions dans lesquelles ils doivent briller. Seuls les meilleurs de chaque nation ont ensuite la possibilité de participer aux Jeux et de devenir, pour les meilleurs des meilleurs, champions olympiques.

Pour les livres, c’est un peu pareil. Ils sont d’abord lus par des comités de sélection, qui en choisissent certains pour les prix littéraires. La vraie compétition commence ensuite entre les livres sélectionnés : les lecteurs les lisent et choisissent le lauréat final.

Une fille en or vient connaître sa première sélection : il est sélectionné pour le Prix 2022 du roman historique jeunesse, organisé à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire de Blois.

Puisse-t-il connaître le même succès auprès des jeunes lecteurs que ceux que Betty Robinson, dont il raconte l’histoire, a connu sur les pistes d’athlétisme !

En librairie !

Ca y est ! Une fille en or, mon roman racontant l’incroyable histoire de Betty Robinson, première championne olympique d’athlétisme en 1928 à Amsterdam, est en librairie.

J’en suis très fier car, d’une part, son destin a été extraordinaire et, d’autre part, j’ai l’impression d’être plutôt bien parvenu à lui donner vie.

Et puisque son histoire est vraie, il existe de nombreuses photos et vidéos d’elle.

En voici quelques-unes :

Betty Robinson (en bas, à droite) et ses camarades de lycée du “projet de Noël”
Betty, à 16 ans. Toute sa détermination se lit dans son regard…
Betty, avec le dossard 879, en finale du 100 m des Jeux olympiques d’Amsterdam, en 1928
La vidéo de la finale des Jeux d’Amsterdam
Betty et ses parents
Dr. J.J. Minke, left, and head nurse Eltine Scheimer tend to Olympic star and plane crash victim Betty Robinson in 1931 at Oak Forest infirmary.
Betty dans le coma, après l’accident d’avion…

J’ai mis beaucoup d’autres images et d’autres vidéos sur une page spéciale. Après avoir lu le livre, n’hésitez pas à aller les voir, pour prolonger l’aventure…

Et une, et deux, et trois héroïnes !

Mercredi 9 juin, trois de mes romans paraitront chez Flammarion Jeunesse.

Il y aura une nouveauté, Une fille en or, qui raconte la vie de la sprinteuse américaine Betty Robinson. Je vous en parlerai plus longuement à sa parution.

Il y aura aussi deux rééditions en format poche : Lucie Aubrac, résistante et Sacagawea, une femme indienne, réédition sous un nouveau titre de Au pays des Indiens.

Petit jeu des sept erreurs : les nouvelles couvertures sont légèrement différentes des originales…

Sacagawea, une femme indienne

Championne !

Février 1928, dans la banlieue de Chicago. Betty Robinson, seize ans, sort du lycée et se rend à la gare pour rentrer chez elle. Pas de chance, son train a démarré et prend déjà de la vitesse. Les portes n’étant pas encore fermées, Betty pique un sprint et parvient à sauter in extremis dans le wagon. Quand elle s’assied, un homme s’assied à côté d’elle. C’est son professeur de biologie.

– Je vous ai vu sur le quai, lui dit-il, vous courez très vite. Vous faites de l’athlétisme ?

– Non, pourquoi ?

– Je m’occupe du club du lycée. Voudriez-vous vous joindre à nous ?

– Mais… c’est un club pour garçons. Les filles ne font pas d’athlétisme !

– Si vous venez, il y en aura une. Et je vous assure que vous courez plus vite que bien des garçons.

Ainsi commence mon prochain roman, intitulé Une fille en or.

J’ai déjà raconté le destin de plusieurs femmes exceptionnelles : celui de Lucie Aubrac, de Nelly Martyl ou encore de Sacagawea.

Mais celui de Betty Robinson est l’un des plus extraordinaires qu’il m’ait été donné de narrer…

Le roman devait paraître en juin 2020, juste avant les Jeux olympiques de Tokyo. A cause du Covid, il sortira finalement le 9 juin 2021, juste avant… les Jeux olympiques de Tokyo !

Mise en lumière

J’aime beaucoup quand un de mes textes est adapté, transformé, pour en faire autre chose qu’un livre.

Frédéric et Dominique, de la bibliothèque de Montval-sur-Loir, se sont ainsi approprié mes mots et les dessins de Camille Nicolazzi, et ont fait de l’album Il y avait une maison un théâtre d’ombre.

Le résultat est très réussi !

Gloire ! Gloire !!!

Je n’écris pas pour l’argent.

Si les auteurs jeunesse écrivaient pour faire fortune, ça se saurait.

Voici, à titre d’information, ce que gagne un auteur jeunesse pour écrire un livre : en moyenne, il touche 6% du prix du livre.

Lorsque vous achetez un roman à 10 euros en librairie, l’auteur, pour avoir imaginé et écrit le texte (ce qui est tout de même un maillon important de la chaîne du livre), touche donc 60 centimes brut. Les 9,40 euros restants vont au libraire, au distributeur, à l’imprimeur, à l’éditeur, à l’Etat…

Et encore, 6%, c’est dans le meilleur des cas ! Parce que lorsque le livre est réédité en format poche, le pourcentage devient lui aussi “poche” et descend à 4%. Pour un livre de poche vendu 6,20 euros, la part qui me revient, c’est grosso modo la somme après la virgule : 20 centimes.

Et si j’ai le malheur de faire un album illustré, les 6% sont répartis entre l’auteur et l’illustrateur : nous touchons chacun 3%.

Donc non, définitivement, je n’écris pas pour l’argent.

J’écris pour la gloire, et la gloire vient de me tomber dessus sans crier gare.

L’autre soir, ma fille est venue me voir, toute excitée.

– Papa ! Papa ! Regarde !!!

Elle m’a tendu un catalogue publicitaire arrivé dans la journée par la Poste :

– Oui, hé ? lui ai-je répondu.

– Regarde là, à gauche !

– Oui, c’est une chambre avec deux lits…

– Non, regarde-là ! m’a-t-elle dit en me montrant l’espace entre les lits.

– Non, désolé, je ne vois pas…

Elle a pointé son doigt sur les livres posés par terre :

– Là ! m’a-t-elle dit fièrement. C’est ton livre sur l’Eternité !

J’ai retourné le catalogue :

Ouh, punaise ! Elle avait raison (en plus d’avoir de bons yeux) : c’était bien mon livre !

Ce soir-là, je me suis endormi le cœur léger : je ne gagne peut-être pas beaucoup d’argent, mais quand la gloire est là, ce n’est pas bien grave…

Disparition

Je viens d’apprendre une triste nouvelle : Georges Benoist est décédé le mercredi 20 janvier 2021 à l’âge de 95 ans.

M. Benoist avait grandi à Gennevilliers, en région parisienne. Fils d’épiciers, il avait découvert le chant lyrique pendant son enfance et, toute sa vie, s’était passionné pour l’opéra.

En 1947, à vingt-deux ans, il avait pris des cours de chant avec Nelly Martyl et avait côtoyé la cantatrice pendant deux ans.

Il avait ensuite déménagé en Bretagne, où il était devenu ouvrier agricole, tout en enrichissant une collection monumentale de disques d’opéra.

En 2014, alors que je faisais mes recherches sur Nelly Martyl, il m’avait accueilli dans sa maison de Melgven. Il avait alors quatre-vingt-dix ans et, pendant toute une après-midi, il m’avait parlé avec beaucoup d’énergie et d’émotions de la “Fée de Verdun”. Cette merveilleuse rencontre restera l’un des grands moments de ma vie d’auteur.

Merci M. Benoist.

Editeur(s)

En 2021 et 2022, je vais faire paraître quatre livres… chez quatre éditeurs différents : un roman chez Flammarion Jeunesse, un album historique aux Editions des Eléphants, un album amusant chez Sarbacane et un livre documentaire chez Milan. Trois de ces quatre collaborations sont, pour moi, nouvelles.

Et puisque les élèves des classes dans lesquelles j’interviens me demandent souvent si je travaille avec un seul ou avec plusieurs éditeurs, je me suis amusé à établir la liste de tous mes éditeurs depuis 21 ans.

Le résultat est assez surprenant : j’ai écrit 46 livres chez 15 éditeurs différents. Mais, en dehors de trois collaborations longues avec Flammarion Jeunesse (14 livres, dont 12 romans), Mango Jeunesse (13 livres, essentiellement dans le cadre de la collection Kézako ?) et Palette… (6 livres, dont les 3 tomes de Toutes les réponses), je n’ai publié chez les autres éditeurs qu’un seul titre.

Ces autres éditeurs sont, dans l’ordre chronologique : Hatier, Circonflexe, Auzou, Le Baron Perché, Gallimard, Fleurus, De La Martinière Jeunesse, Le Seuil Jeunesse, La Cabane Bleue, Milan, Sarbacane et Les éditions des Eléphants.

Mais j’ai très envie très envie de retravailler avec plusieurs d’entre eux, et cela devrait se faire prochainement. A suivre !