Triste journée pour Nelly Martyl

Dans le prolongement de l’action humaniste et humanitaire qu’elle avait entamée pendant la Première Guerre mondiale, Nelly Martyl a créé en 1929 la Fondation Nelly Martyl. Ce dispensaire, construit au 129 rue de Belleville, sur un terrain appartenant à la Mairie de Paris, avait pour objectif d’offrir une aide médicale gratuite aux nécessiteux du quartier.

Voici Nelly devant sa fondation, le jour de l’inauguration :

 

 

 

 

 

 

Bien plus tard, la Mairie de Paris a installé dans les locaux de la Fondation une crèche municipale. En 2015, lorsque j’ai commencé à travailler sur La Fée de Verdun, le bâtiment était menacé de destruction, pour permettre la construction d’une nouvelle crèche et l’agrandissement du Monoprix voisin. J’en ai d’ailleurs fait le point de départ de mon livre.

Voici à quoi il ressemblait à ce moment-là, avec l’inscription « FONDATION NELLY MARTYL » bien visible sous le fronton.

 

 

 

 

 

Devant le projet de destruction de la Fondation, qui fait partie de la mémoire du quartier, plusieurs associations se sont mobilisées pour tenter de la sauver. Sandrine Degeorges a ainsi écrit à de nombreuses reprises à la Mairie et a même obtenu qu’une plaque commémorative soit apposée sur le bâtiment. La cérémonie, prévue pour le 21 janvier 2017, a été annulée au dernier moment. Pourquoi ?

Pour la raison suivante :

 

 

 

 

Le 27 avril 2017, les bulldozers ont rasé la Fondation.

Le temps et la Mairie de Paris ont fait leur triste ouvrage.

Une nouvelle trace de l’œuvre de Nelly Martyl vient de disparaître…

J’en suis très triste.

 

 

Deauville

La Fée de Verdun était sélectionnée pour le Prix des Ados, organisé par le Festival Livres & Musiques de Deauville. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le vendredi 7 avril. Et quelle cérémonie ! Cela s’est passé dans l’impressionnante salle qui accueille chaque année le Festival du film américain de Deauville : 1500 collégiens venus de toute la Normandie y avaient pris place, ainsi que le maire de Deauville et Michel-Edouard Leclerc, dont les centres commerciaux sponsorisent le prix. Chaque auteur de la sélection a eu droit à sa petite interview, suivie par un morceau de musique en lien avec son livre : du rock pour le roman Run Billie, du hip-hop pour Master, des chansons de Gainsbourg pour le roman graphique Gainsbourg et un air d’opéra pour la Fée de Verdun. Si vous voulez l’écouter (et m’écouter !), c’est ici…

Post scriptum : et c’est Run Billie, de Claire Loup, qui a eu le Prix des Ados. Bravo à elle !